Transport: Les tendances futures pour les aéroports
17 Avril 2006
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Privatisés, aérogares low-cost ou sous le giron de l’Etat…
Benchmarking à Marrakech lors du Global Airport Congress
Chaque pays a ses performances et chacun envisage l’extension de ses infrastructures aéroportuaires, selon ses objectifs et surtout ses moyens. C’est globalement ce qui ressort de cette deuxième édition du «Global Airport Congress», qui a réuni à Marrakech, les 10 et 11 avril, plusieurs autorités aéroportuaires et officielles de l’aviation civile. Une occasion pour les sociétés et les organismes chargés de la gestion des aérogares mondiales de faire le point sur les nouvelles tendances en matière de gestion et aussi de rencontrer les fournisseurs internationaux et les décideurs du secteur. Cette année donc c’est l’expansion des aéroports qui fut au cœur des débats. Plusieurs pays ont présenté leurs projets d’extension et parfois de réaménagement total. Des expériences innovantes comme celle de Vienne par exemple avec une aérogare souterraine, indique Micheal Höferer, directeur de Vienna International Airport.
En Inde, tous les aéroports seront revisités et l’Etat s’apprête à augmenter les taxes aéroportuaires pour financer le projet. «Ce ne sera pas le cas du Maroc», tient à préciser Abdelhanine Benallou, directeur de l’ONDA. «Nous avons lancé nos projets d’extension, tout en offrant une tarification flexible et des réductions de taxes aux grands comptes allant jusqu’à 60%», insiste-t-il.
Invité à présenter ces projets à Marrakech, Benallou est revenu sur le plan de développement de l’Office à l’horizon 2010 et qui est à son année charnière avec la construction d’un nouveau terminal à l’aéroport Mohammed V. L’objectif est de doubler sa capacité d’accueil pour la porter à 8 millions de passagers et d’accompagner le transport des marchandises dont le flux augmentera avec les ALE. D’autres aérogares sont également concernées par des projets d’extension, comme celle de Marrakech, devenue deuxième hub au Maroc, Tanger ou encore Essaouira et Dakhla. Au total, 3 milliards de DH d’investissements dont 2,5 milliards en infrastructures, qui seront autofinancés par l’Office. L’ONDA est en bonne santé financière et dégage des bénéfices, annonce fièrement Benallou. Alors peut-on parler de privatisation? «Tout dépend de ce que décident les politiques. Va-t-on garder cette entreprise florissante dans le giron de l’Etat ou la vendre?» s’interroge Benallou.
La privatisation des services aéroportuaires a été débattue lors de la rencontre de Marrakech. Rencontre qui a également consacré un atelier au low-cost aéroportuaire. A ce niveau, les avis divergent. La notion low-cost est liée à l’élimination du superflu. «Or, dans un aéroport, il n’y a pas de superflu. Il faut privilégier plutôt une bonne gouvernance pour l’amélioration de l’efficacité et de la rentabilité», estime de son côté Benallou. Pour d’autres, le low-cost pourra réduire les frais de gestion et permettre aux aéroports d’entreprendre davantage de travaux d’extension.
L’Economiste 12/4/2006
Benchmarking à Marrakech lors du Global Airport Congress
Chaque pays a ses performances et chacun envisage l’extension de ses infrastructures aéroportuaires, selon ses objectifs et surtout ses moyens. C’est globalement ce qui ressort de cette deuxième édition du «Global Airport Congress», qui a réuni à Marrakech, les 10 et 11 avril, plusieurs autorités aéroportuaires et officielles de l’aviation civile. Une occasion pour les sociétés et les organismes chargés de la gestion des aérogares mondiales de faire le point sur les nouvelles tendances en matière de gestion et aussi de rencontrer les fournisseurs internationaux et les décideurs du secteur. Cette année donc c’est l’expansion des aéroports qui fut au cœur des débats. Plusieurs pays ont présenté leurs projets d’extension et parfois de réaménagement total. Des expériences innovantes comme celle de Vienne par exemple avec une aérogare souterraine, indique Micheal Höferer, directeur de Vienna International Airport.
En Inde, tous les aéroports seront revisités et l’Etat s’apprête à augmenter les taxes aéroportuaires pour financer le projet. «Ce ne sera pas le cas du Maroc», tient à préciser Abdelhanine Benallou, directeur de l’ONDA. «Nous avons lancé nos projets d’extension, tout en offrant une tarification flexible et des réductions de taxes aux grands comptes allant jusqu’à 60%», insiste-t-il.
Invité à présenter ces projets à Marrakech, Benallou est revenu sur le plan de développement de l’Office à l’horizon 2010 et qui est à son année charnière avec la construction d’un nouveau terminal à l’aéroport Mohammed V. L’objectif est de doubler sa capacité d’accueil pour la porter à 8 millions de passagers et d’accompagner le transport des marchandises dont le flux augmentera avec les ALE. D’autres aérogares sont également concernées par des projets d’extension, comme celle de Marrakech, devenue deuxième hub au Maroc, Tanger ou encore Essaouira et Dakhla. Au total, 3 milliards de DH d’investissements dont 2,5 milliards en infrastructures, qui seront autofinancés par l’Office. L’ONDA est en bonne santé financière et dégage des bénéfices, annonce fièrement Benallou. Alors peut-on parler de privatisation? «Tout dépend de ce que décident les politiques. Va-t-on garder cette entreprise florissante dans le giron de l’Etat ou la vendre?» s’interroge Benallou.
La privatisation des services aéroportuaires a été débattue lors de la rencontre de Marrakech. Rencontre qui a également consacré un atelier au low-cost aéroportuaire. A ce niveau, les avis divergent. La notion low-cost est liée à l’élimination du superflu. «Or, dans un aéroport, il n’y a pas de superflu. Il faut privilégier plutôt une bonne gouvernance pour l’amélioration de l’efficacité et de la rentabilité», estime de son côté Benallou. Pour d’autres, le low-cost pourra réduire les frais de gestion et permettre aux aéroports d’entreprendre davantage de travaux d’extension.
L’Economiste 12/4/2006
