Stages : pourquoi étudiants et recruteurs ne se comprennent pas
31 Janvier 2008
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Ils se côtoient mais se comprennent rarement : d'un côté, des étudiants en quête de stages formateurs mais pas toujours au fait des réalités du marché; de l'autre, des employeurs parfois décalés par rapport aux attentes de ces jeunes. Tour d'horizon des erreurs à ne plus commettre.
En matière de recherche de stage, un monde sépare parfois l’univers des étudiants de celui de l’entreprise. D’un côté, les employeurs ne sont pas toujours au fait de ce qui se passe dans les écoles. De l’autre, les étudiants se retrouvent mal à l’aise devant des intitulés flous, d’autant plus qu’ils n’ont qu’une connaissance restreinte du marché. Voici les principales erreurs des uns et des autres relevées par Nicolas Faure, directeur de PlaceOjeunes.com.
Les erreurs des entreprises
Des formulations trop floues. En période de vache maigre, l’intitulé sommaire proposant un stage avait toutes les chances d’aboutir. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. « Une école de commerce reçoit en moyenne entre 5 et 6000 offres par an pour 400 candidats potentiels » constate Nicolas Faure. Autant dire qu’une mission mal détaillée, peu attractive, n’a aucune chance de trouver preneur.
Une rémunération insuffisante. Révolue, l’époque du stage à 300 euros ? Oui, d’après le responsable de PlaceOjeunes.com, qui affirme que la rémunération moyenne serait actuellement d’environ 1000 euros par mois.
Une cible mal identifiée. Certains responsables d’entreprises ne sont plus en phase avec le marché du travail actuel. L’exemple type est le directeur qui envoie des offres de stage dans son ancienne école. Or les aspirations des étudiants de cette école ont changé. « On s’entête à proposer des stages de vente aux écoles de gestion. Or leurs étudiants visent plutôt des postes dans la finance, l’audit, le marketing ou le contrôle de gestion ». Pour la vente et le commerce, mieux vaut s’adresser à des licences professionnelles, voire des écoles à bac + 2/3. Même chose pour les écoles d’ingénieurs qui reçoivent des dizaines d’offres pour des postes de programmeurs informatiques pour lesquels un bac + 2/3 ferait l’affaire.
Une période mal choisie. Deux grandes périodes sont propices au recrutement de stagiaires : entre octobre et décembre pour les stages longs de fin d’étude (6 mois environ) qui débutent en janvier/février. Entre février et mars pour les stages de fin d’année. Enfin les étudiants, de plus en plus nombreux, qui choisissent de faire une année de césure entièrement en entreprise entre la 2ème et la 3ème année effectuent leurs recherches à partir de janvier-février pour un début de stage en septembre.
Les problèmes rencontrés par les étudiants
Trouver un stage en adéquation avec le marché. Un petit tour d’horizon des offres de stage est indispensable car cela permet de voir ce que propose le marché. Inutile de partir avec une idée trop vaste en tête de type « je veux faire du développement durable en Afrique ». Un projet valable et viable répond à une demande.
Choisir un stage en adéquation avec son projet. La difficulté n’est plus de trouver un stage, mais le bon stage. Et les étudiants ne s’y prennent pas forcément bien car ils n’ont aucune notion des postes proposés. « Je conseille de prendre son temps, de chercher dès octobre tout en faisant sa petite enquête afin de mieux connaître les différentes fonctions. Analyser les descriptifs permet de savoir à quoi correspond telle ou telle métier. A défaut de trouver exactement ce que l’on veut faire, il est possible de procéder par élimination en définissant ce qu’on ne souhaite pas » conclut Nicolas Faure. La candidature spontanée est quant à elle à réserver aux personnes ayant déjà un projet professionnel bien précis. En revanche, c’est le meilleur moyen de trouver un poste réellement « sur-mesure ».
mis en ligne le 4 février 2008
L’Expansion
En matière de recherche de stage, un monde sépare parfois l’univers des étudiants de celui de l’entreprise. D’un côté, les employeurs ne sont pas toujours au fait de ce qui se passe dans les écoles. De l’autre, les étudiants se retrouvent mal à l’aise devant des intitulés flous, d’autant plus qu’ils n’ont qu’une connaissance restreinte du marché. Voici les principales erreurs des uns et des autres relevées par Nicolas Faure, directeur de PlaceOjeunes.com.
Les erreurs des entreprises
Des formulations trop floues. En période de vache maigre, l’intitulé sommaire proposant un stage avait toutes les chances d’aboutir. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. « Une école de commerce reçoit en moyenne entre 5 et 6000 offres par an pour 400 candidats potentiels » constate Nicolas Faure. Autant dire qu’une mission mal détaillée, peu attractive, n’a aucune chance de trouver preneur.
Une rémunération insuffisante. Révolue, l’époque du stage à 300 euros ? Oui, d’après le responsable de PlaceOjeunes.com, qui affirme que la rémunération moyenne serait actuellement d’environ 1000 euros par mois.
Une cible mal identifiée. Certains responsables d’entreprises ne sont plus en phase avec le marché du travail actuel. L’exemple type est le directeur qui envoie des offres de stage dans son ancienne école. Or les aspirations des étudiants de cette école ont changé. « On s’entête à proposer des stages de vente aux écoles de gestion. Or leurs étudiants visent plutôt des postes dans la finance, l’audit, le marketing ou le contrôle de gestion ». Pour la vente et le commerce, mieux vaut s’adresser à des licences professionnelles, voire des écoles à bac + 2/3. Même chose pour les écoles d’ingénieurs qui reçoivent des dizaines d’offres pour des postes de programmeurs informatiques pour lesquels un bac + 2/3 ferait l’affaire.
Une période mal choisie. Deux grandes périodes sont propices au recrutement de stagiaires : entre octobre et décembre pour les stages longs de fin d’étude (6 mois environ) qui débutent en janvier/février. Entre février et mars pour les stages de fin d’année. Enfin les étudiants, de plus en plus nombreux, qui choisissent de faire une année de césure entièrement en entreprise entre la 2ème et la 3ème année effectuent leurs recherches à partir de janvier-février pour un début de stage en septembre.
Les problèmes rencontrés par les étudiants
Trouver un stage en adéquation avec le marché. Un petit tour d’horizon des offres de stage est indispensable car cela permet de voir ce que propose le marché. Inutile de partir avec une idée trop vaste en tête de type « je veux faire du développement durable en Afrique ». Un projet valable et viable répond à une demande.
Choisir un stage en adéquation avec son projet. La difficulté n’est plus de trouver un stage, mais le bon stage. Et les étudiants ne s’y prennent pas forcément bien car ils n’ont aucune notion des postes proposés. « Je conseille de prendre son temps, de chercher dès octobre tout en faisant sa petite enquête afin de mieux connaître les différentes fonctions. Analyser les descriptifs permet de savoir à quoi correspond telle ou telle métier. A défaut de trouver exactement ce que l’on veut faire, il est possible de procéder par élimination en définissant ce qu’on ne souhaite pas » conclut Nicolas Faure. La candidature spontanée est quant à elle à réserver aux personnes ayant déjà un projet professionnel bien précis. En revanche, c’est le meilleur moyen de trouver un poste réellement « sur-mesure ».
mis en ligne le 4 février 2008
L’Expansion
