Résoudre un conflit avec un collègue.
17 Janvier 2012
Lu par 2030 personne(s)
Au travail comme dans notre vie privée, le conflit sévit, parfois. Mais ne perdons pas de vue qu’il n’est pas négatif en soi. Peut-être même est-il positif s’il permet de débroussailler et de mettre au net les tensions latentes, de désarmer les émotions larvées, de faire du nettoyage, en somme.
Règle numéro 1 : vérifier qu’il ne s’agit pas d’un malentendu
L’entreprise est le lieu de la pression, du stress, de l’urgence. Nous ne prenons pas forcément le temps d’être agréable ou poli quand stressés, fatigués, face à une mauvaise journée. Il est bon de savoir que, dans la majorité des cas, le conflit provient d’un malentendu. On projette des intentions qui ne sont pas les vraies … On attribue, bien souvent, à l’autre des émotions qui ne sont, somme toute, que celles que l’on craints.
Règle numéro 2 : discuter
Inutile d’attendre que les choses se clarifient et s’améliorent d’elles-mêmes. C’est, hélas, le contraire qui se produit, généralement. Osez poser l’objet du désaccord sur la table et aller voir la personne pour en discuter calmement. Demeurez posé et objectif. Repensez les événements et la situation à froid. L’orgueil et la colère sont de mauvais conseillers. Mettez-vous, quelques instants, dans la peau de votre interlocuteur. Cela vous aidera à comprendre et à vous exprimer. Songez, avant tout, à ne pas vous poser en victime. Cela vous diminuerait face à l’autre mais également à vous-même.
Règle numéro 3 : être direct mais diplomate
N’entamez pas la conversation par : « J’en ai assez de travailler avec toi dans ces conditions ». Dites plutôt : « Ce serait bien que nous travaillions en bonne entente. » Plutôt que de dire "tu ne me transmets par les informations à temps", préférez "je suis ennuyé car lorsque je reçois les informations en retard, cela me bloque dans l'avancement des dossiers".
Ne tournez pas autour du pot. Si vous avez un souci, exprimez-le sans détours, en citant des faits précis, aux contours bien délimités. Ne vous égarez pas, ne vous dispersez pas en détails.
Evoquez également les répercussions que cette situation a sur votre travail et tentez, à deux, de les déterminer. Il ne s’agit pas de mettre votre collègue dans une situation de justification mais d’échange, de dialogue. D’égal à égal.
Employez un ton dénué d'agressivité et n'hésitez pas à reformuler les dires de votre interlocuteur pour être sûr d'avoir bien compris ses paroles. Pensez à le remercier à la fin de votre conversation d'avoir accordé de son temps et pris la peine de vous écouter.
Règle numéro 4 : trouver une solution
Aborder le problème de façon constructive vous aidera à trouver une solution ensemble. Expliquez à votre interlocuteur ce que vous attendez de lui. Ainsi, à lui qui vous a contredit en réunion, dites "je préférerais que, dorénavant, tu viennes me voir avant la réunion s'il y a un problème avec mes propositions, ainsi nous aurons un discours plus cohérent".
Pensez, par ailleurs, à restaurer la communication. Le dialogue étant encore fragile, évitez de refuser brutalement ses propositions. Plutôt que de déclarer qu’une situation est « inenvisageable », dites plutôt qu’elle « revêt l’avantage de ... mais que » …. Nous sommes sensibles aux mots, ne l’oubliez pas. Ils peuvent ouvrir et fermer des portes.
Règle numéro 5 : Si la situation s'éternise …
Le problème ne sera résolu que lorsqu’un changement d’attitude sera observé. Si vous ne notez aucun progrès dans les jours qui suivent, insistez ! Retournez parler avec la personne en lui expliquant que, désormais, pour tout échange, vous passerez par une tierce personne. Peut-être cela peut-il permettre de reconstruire la relation différemment par la suite. Quoi qu’il en soit, il est inutile de rester indéfiniment à la table des négociations si vous votre interlocuteur n’est pas dans de bonnes dispositions. Vous pouvez réunir l’équipe pour en parler et chercher une solution ad hoc. Toutefois, ne faites appel responsable hiérarchique qu’en dernier recours parce que la réaction du manager se fera au détriment des deux personnes impliquées.
Article rédigé par L´équipe ReKrute.com
Mis en ligne le 17 janvier 2012.
Règle numéro 1 : vérifier qu’il ne s’agit pas d’un malentendu
L’entreprise est le lieu de la pression, du stress, de l’urgence. Nous ne prenons pas forcément le temps d’être agréable ou poli quand stressés, fatigués, face à une mauvaise journée. Il est bon de savoir que, dans la majorité des cas, le conflit provient d’un malentendu. On projette des intentions qui ne sont pas les vraies … On attribue, bien souvent, à l’autre des émotions qui ne sont, somme toute, que celles que l’on craints.
Règle numéro 2 : discuter
Inutile d’attendre que les choses se clarifient et s’améliorent d’elles-mêmes. C’est, hélas, le contraire qui se produit, généralement. Osez poser l’objet du désaccord sur la table et aller voir la personne pour en discuter calmement. Demeurez posé et objectif. Repensez les événements et la situation à froid. L’orgueil et la colère sont de mauvais conseillers. Mettez-vous, quelques instants, dans la peau de votre interlocuteur. Cela vous aidera à comprendre et à vous exprimer. Songez, avant tout, à ne pas vous poser en victime. Cela vous diminuerait face à l’autre mais également à vous-même.
Règle numéro 3 : être direct mais diplomate
N’entamez pas la conversation par : « J’en ai assez de travailler avec toi dans ces conditions ». Dites plutôt : « Ce serait bien que nous travaillions en bonne entente. » Plutôt que de dire "tu ne me transmets par les informations à temps", préférez "je suis ennuyé car lorsque je reçois les informations en retard, cela me bloque dans l'avancement des dossiers".
Ne tournez pas autour du pot. Si vous avez un souci, exprimez-le sans détours, en citant des faits précis, aux contours bien délimités. Ne vous égarez pas, ne vous dispersez pas en détails.
Evoquez également les répercussions que cette situation a sur votre travail et tentez, à deux, de les déterminer. Il ne s’agit pas de mettre votre collègue dans une situation de justification mais d’échange, de dialogue. D’égal à égal.
Employez un ton dénué d'agressivité et n'hésitez pas à reformuler les dires de votre interlocuteur pour être sûr d'avoir bien compris ses paroles. Pensez à le remercier à la fin de votre conversation d'avoir accordé de son temps et pris la peine de vous écouter.
Règle numéro 4 : trouver une solution
Aborder le problème de façon constructive vous aidera à trouver une solution ensemble. Expliquez à votre interlocuteur ce que vous attendez de lui. Ainsi, à lui qui vous a contredit en réunion, dites "je préférerais que, dorénavant, tu viennes me voir avant la réunion s'il y a un problème avec mes propositions, ainsi nous aurons un discours plus cohérent".
Pensez, par ailleurs, à restaurer la communication. Le dialogue étant encore fragile, évitez de refuser brutalement ses propositions. Plutôt que de déclarer qu’une situation est « inenvisageable », dites plutôt qu’elle « revêt l’avantage de ... mais que » …. Nous sommes sensibles aux mots, ne l’oubliez pas. Ils peuvent ouvrir et fermer des portes.
Règle numéro 5 : Si la situation s'éternise …
Le problème ne sera résolu que lorsqu’un changement d’attitude sera observé. Si vous ne notez aucun progrès dans les jours qui suivent, insistez ! Retournez parler avec la personne en lui expliquant que, désormais, pour tout échange, vous passerez par une tierce personne. Peut-être cela peut-il permettre de reconstruire la relation différemment par la suite. Quoi qu’il en soit, il est inutile de rester indéfiniment à la table des négociations si vous votre interlocuteur n’est pas dans de bonnes dispositions. Vous pouvez réunir l’équipe pour en parler et chercher une solution ad hoc. Toutefois, ne faites appel responsable hiérarchique qu’en dernier recours parce que la réaction du manager se fera au détriment des deux personnes impliquées.
Article rédigé par L´équipe ReKrute.com
Mis en ligne le 17 janvier 2012.
