Que faire si mon chef est de mauvaise foi ?
21 Juin 2013
Lu par 2986 personne(s)
Au secours, mon chef n’assure pas ! Votre "n+1" ne sait pas déléguer, ne sait pas prendre de décision, est un tyran, fait preuve de mauvaise foi, s’approprie vos idées… C’est bien connu, votre chef a tous les vices. Nos conseils pour l’amadouer.
Comment gérer son chef ?
La mauvaise foi, d’où qu’elle vienne, donne un goût amer à qui y est confronté, et ce n’est pas moins vrai lorsqu’il s’agit de votre chef.
Son profil. Le chef ressemble à s’y méprendre à une girouette. Il vous annonce un travail prioritaire pour revenir sur ses propos dès le lendemain. Il vous briefe sur un sujet et affirme que ce n’était pas ce qui vous avait été demandé quand vous remettez votre travail.
Les difficultés que cela implique pour vous. Partant du principe que le chef a toujours raison, cela laisse sous-entendre que vous êtes incompétent car vous ne comprenez pas ce qu’il dit, que vous êtes vous-même de mauvaise foi, voire que vous affabulez et que vous êtes un saboteur. Votre ego a de quoi en prendre un coup. Cela vous démange d’enregistrer les propos dudit chef pour les lui faire réécouter quand il se contredira.
Les solutions pour s’en sortir. Évitez l’accusation frontale. Cela ne serait d’aucune utilité et vous n’en sortirez jamais gagnant. Dire devant témoins "ce n’est pas ce que vous m’avez dit hier" est le meilleur moyen d’enclencher une spirale conflictuelle où chacun se raidit sur ses positions. Le mieux est de garder le silence. Vous devez mettre votre orgueil de côté et prendre de la distance. Admettez avec humour que ce type de comportement est le privilège du chef ! Vous pouvez adopter une attitude pour que personne ne perde la face, du type : "Il me semblait que c’est vous qui aviez émis le souhait de…".
Si c’est Grand Chef qui met votre parole en doute publiquement, vous pouvez lui indiquer, en tête à tête, que vous souhaitez à l’avenir ne pas être contredit sur des points qui vous semblaient acquis devant d’autres collègues. Plutôt que d’en arriver à une scène de ménage, consolez-vous en comprenant les raisons de la mauvaise foi. Pour Patrick Estrade, psychologue et auteur de "Bonjour l’ambiance !… Comment améliorer les relations humaines en milieu professionnel", "il y a lieu de considérer la mauvaise foi comme la persistance d’attitudes infantiles le conduisant à éviter (de façon souvent bien peu honorable) les difficultés, les obstacles ou les problèmes au lieu de s’y confronter. En ce sens, la mauvaise foi doit donc être considérée comme une forme de faiblesse existentielle. Généralement plutôt têtue, bornée, retorse, agressive, sans scrupule, la personne de mauvaise foi – quelles que soient ses fonctions professionnelles – apparaît comme une personnalité médiocre et sans classe."
Letudiant.fr
Mis en ligne le 21 juin 2013.
Comment gérer son chef ?
La mauvaise foi, d’où qu’elle vienne, donne un goût amer à qui y est confronté, et ce n’est pas moins vrai lorsqu’il s’agit de votre chef.
Son profil. Le chef ressemble à s’y méprendre à une girouette. Il vous annonce un travail prioritaire pour revenir sur ses propos dès le lendemain. Il vous briefe sur un sujet et affirme que ce n’était pas ce qui vous avait été demandé quand vous remettez votre travail.
Les difficultés que cela implique pour vous. Partant du principe que le chef a toujours raison, cela laisse sous-entendre que vous êtes incompétent car vous ne comprenez pas ce qu’il dit, que vous êtes vous-même de mauvaise foi, voire que vous affabulez et que vous êtes un saboteur. Votre ego a de quoi en prendre un coup. Cela vous démange d’enregistrer les propos dudit chef pour les lui faire réécouter quand il se contredira.
Les solutions pour s’en sortir. Évitez l’accusation frontale. Cela ne serait d’aucune utilité et vous n’en sortirez jamais gagnant. Dire devant témoins "ce n’est pas ce que vous m’avez dit hier" est le meilleur moyen d’enclencher une spirale conflictuelle où chacun se raidit sur ses positions. Le mieux est de garder le silence. Vous devez mettre votre orgueil de côté et prendre de la distance. Admettez avec humour que ce type de comportement est le privilège du chef ! Vous pouvez adopter une attitude pour que personne ne perde la face, du type : "Il me semblait que c’est vous qui aviez émis le souhait de…".
Si c’est Grand Chef qui met votre parole en doute publiquement, vous pouvez lui indiquer, en tête à tête, que vous souhaitez à l’avenir ne pas être contredit sur des points qui vous semblaient acquis devant d’autres collègues. Plutôt que d’en arriver à une scène de ménage, consolez-vous en comprenant les raisons de la mauvaise foi. Pour Patrick Estrade, psychologue et auteur de "Bonjour l’ambiance !… Comment améliorer les relations humaines en milieu professionnel", "il y a lieu de considérer la mauvaise foi comme la persistance d’attitudes infantiles le conduisant à éviter (de façon souvent bien peu honorable) les difficultés, les obstacles ou les problèmes au lieu de s’y confronter. En ce sens, la mauvaise foi doit donc être considérée comme une forme de faiblesse existentielle. Généralement plutôt têtue, bornée, retorse, agressive, sans scrupule, la personne de mauvaise foi – quelles que soient ses fonctions professionnelles – apparaît comme une personnalité médiocre et sans classe."
Letudiant.fr
Mis en ligne le 21 juin 2013.
