Quand votre ancien ennemi devient votre nouveau collègue.
7 Avril 2012
Lu par 1529 personne(s)
Quand vous êtes arrivé ce lundi au bureau, prêt à accueillir votre futur collaborateur, vous avez d’abord cru à un mauvais rêve… Vous pensiez pourtant avoir réussi à vous en débarrasser définitivement. Mais le revoilà, c’est bien lui : votre ancien ennemi… et depuis déjà cinq minutes, votre nouveau collègue de bureau ! Comment survivre à cette épreuve ? Suivez notre guide !
Je le hais… mais pourquoi ?
Les conflits interpersonnels sont des composantes inhérentes à la vie sociale. Mal gérés, ils deviennent vite coûteux pour les individus et pour l’entreprise. Contrairement aux malentendus, souvent unilatéraux, ces conflits d’intérêts mettent en présence deux protagonistes qui accordent plus d’attention à leur adversaire qu’à l’objet de leur désaccord ou de leur désir. Et, c’est là le début des complications… car l’agressivité n’est plus un moteur pour atteindre un objectif (on parle d’agressivité positive), mais elle devient une arme dirigée contre l’autre dont on fait un ennemi. Toute l’énergie déployée ne vise plus qu’à un but : la destruction de l’adversaire ! Le problème, c’est qu’au cours de cette bataille, des blessures, des humiliations, des déceptions peuvent faire le lit d’une vengeance… irréparable.
Tentez la réconciliation
Jean-Paul Guedj, PDG du cabinet JPG Conseil, spécialisé dans le management et la négociation en entreprise, recense trois approches possibles face à ce type de conflits d’intérêts « La première attitude est d’entrer de plain-pied dans la bagarre : le conflit fait exister, particulièrement dans une entreprise où l’on s’ennuie… La deuxième posture possible est l’ignorance. Mais cela nécessite d’être suffisamment mature pour mettre le conflit de côté et d’avoir un travail suffisamment intéressant pour s’y plonger… » Mais une troisième option est heureusement envisageable : la réconciliation. Une voie qui nécessite du courage, mais qui signe dans le même temps votre valeur et votre discernement… « Essayer de réinstaurer le dialogue, tenter de passer un contrat de progrès pour avancer est une opportunité à saisir absolument ! »
Faites-vous accompagner pour clarifier les enjeux
La réconciliation vous semble être une piste digne d’intérêt, mais l’idée de vous retrouver seul avec votre ennemi ne vous dit rien qui vaille : sollicitez un entretien auprès de votre hiérarchie et demandez l’intervention d’un tiers neutre, un professionnel (psychologue du travail ou coach) qui par son travail d’animation vous aidera à réfléchir et clarifier les enjeux de ce conflit. « Dans tous les cas, soyez dans l’action », conseille J.P Guedj. « Celui qui souffre doit réagir et prendre en charge son problème, et ceci sans tarder. »
Et quand rien ne marche ?
Parfois, il faut se rendre à l’évidence… Passé un certain stade de détérioration, quand anéantir l’autre apparait comme la seule issue à cette compétition morbide, même la médiation ou l’arbitrage ne peuvent plus rien à l’affaire. Chacun cherchera à convaincre le médiateur du bien fondé de ses arguments et la décision de l’arbitre sera, quant à elle, contestée, voire sabotée… Couper le contact physiquement devient alors la seule option. Un épilogue peu satisfaisant, mais qui permettra au moins de limiter (un peu) les dégâts pour l’entourage et pour l’entreprise.
Monster.fr
Mis en ligne le 7 avril 2012.
Je le hais… mais pourquoi ?
Les conflits interpersonnels sont des composantes inhérentes à la vie sociale. Mal gérés, ils deviennent vite coûteux pour les individus et pour l’entreprise. Contrairement aux malentendus, souvent unilatéraux, ces conflits d’intérêts mettent en présence deux protagonistes qui accordent plus d’attention à leur adversaire qu’à l’objet de leur désaccord ou de leur désir. Et, c’est là le début des complications… car l’agressivité n’est plus un moteur pour atteindre un objectif (on parle d’agressivité positive), mais elle devient une arme dirigée contre l’autre dont on fait un ennemi. Toute l’énergie déployée ne vise plus qu’à un but : la destruction de l’adversaire ! Le problème, c’est qu’au cours de cette bataille, des blessures, des humiliations, des déceptions peuvent faire le lit d’une vengeance… irréparable.
Tentez la réconciliation
Jean-Paul Guedj, PDG du cabinet JPG Conseil, spécialisé dans le management et la négociation en entreprise, recense trois approches possibles face à ce type de conflits d’intérêts « La première attitude est d’entrer de plain-pied dans la bagarre : le conflit fait exister, particulièrement dans une entreprise où l’on s’ennuie… La deuxième posture possible est l’ignorance. Mais cela nécessite d’être suffisamment mature pour mettre le conflit de côté et d’avoir un travail suffisamment intéressant pour s’y plonger… » Mais une troisième option est heureusement envisageable : la réconciliation. Une voie qui nécessite du courage, mais qui signe dans le même temps votre valeur et votre discernement… « Essayer de réinstaurer le dialogue, tenter de passer un contrat de progrès pour avancer est une opportunité à saisir absolument ! »
Faites-vous accompagner pour clarifier les enjeux
La réconciliation vous semble être une piste digne d’intérêt, mais l’idée de vous retrouver seul avec votre ennemi ne vous dit rien qui vaille : sollicitez un entretien auprès de votre hiérarchie et demandez l’intervention d’un tiers neutre, un professionnel (psychologue du travail ou coach) qui par son travail d’animation vous aidera à réfléchir et clarifier les enjeux de ce conflit. « Dans tous les cas, soyez dans l’action », conseille J.P Guedj. « Celui qui souffre doit réagir et prendre en charge son problème, et ceci sans tarder. »
Et quand rien ne marche ?
Parfois, il faut se rendre à l’évidence… Passé un certain stade de détérioration, quand anéantir l’autre apparait comme la seule issue à cette compétition morbide, même la médiation ou l’arbitrage ne peuvent plus rien à l’affaire. Chacun cherchera à convaincre le médiateur du bien fondé de ses arguments et la décision de l’arbitre sera, quant à elle, contestée, voire sabotée… Couper le contact physiquement devient alors la seule option. Un épilogue peu satisfaisant, mais qui permettra au moins de limiter (un peu) les dégâts pour l’entourage et pour l’entreprise.
Monster.fr
Mis en ligne le 7 avril 2012.
