Prise de parole au bureau : présentation, réunion...
13 Juillet 2011
Lu par 1542 personne(s)
Vous avez une présentation à faire devant vos collègues et vous tremblez déjà à l'idée de parler en public ? Le coach Bernard ORTEGA, vous donne le mode d'emploi pour gérer son stress.
Parler en public est une épreuve car notre intimité est dévoilée. C'est un acte impudique, et les acteurs, dont c'est le métier, ont un caractère impudique, voir exhibitionniste. Mais, si l'acteur ne recouvrait pas sa voix, de mots d'auteur, il serait souvent maladroit. La voix témoigne ou trahit nos émotions les plus secrètes. Celle de la peur qui l'étouffe, de la colère qui la transcende, de l'amour qui l'adoucit. Même en évoquant des sujets froids et professionnels, c'est toujours notre voix, notre énergie vitale qui doit s'exprimer devant les autres.
Pour couronner le tout, notre corps en public, se sent observé, épié. L'effet miroir de ces regards nous renvoie un corps lourd, maladroit et emprunté qui augmente notre gêne et trahit notre comportement. Les mains cherchent les poches, avec fébrilité (les hommes surtout) et le visage fixe ostensiblement le sol, comme l'autruche qui s'imagine, ainsi, qu'elle n'est point vue.
Il n'y a que lors des moments festifs, l'alcool aidant, que l'on se lance dans la mêlée. Qui plus est, les habitudes quotidiennes ne permettent pas à nos voix de s'évader (les bureaux sont feutrés et le parler fort est vulgaire). Quant à notre corps, il s'entend bien à passer de l'ascenseur au parking, de la voiture au métro ; à s'asseoir dans le fauteuil de son bureau, puis tapoter pendant des heures sur les touches de son ordinateur. Mais, point, ici, de quoi transformer nos gestes en mouvements libres, ouverts et harmonieux.
Lorsque nous préparons un discours, c'est une information et non une communication qui verra le jour. La notion du corps, du mouvement est absente. Nous voulons dire mais ne voulons pas faire, et pourtant c'est bien un corps, une voix, des inflexions, un regard que nous allons découvrir en public. Lors de la présentation d'un projet, de l'organisation de réunion, d'une négociation serrée, d'une rencontre conflictuelle, nous sommes constamment dans l'exercice de la parole et de la communication face à un public. Le contrôle de nos émotions et de notre comportement sera la clef d'une réussite qui entraînera l'adhésion, ou suscitera des réticences.
Par l'entraînement aux techniques de respiration, de concentration, et de techniques empruntées au travail de l'acteur notre facilité à « être » ouvrira la porte de notre facilité à « transmettre ». Cette transmission n'est rien d'autre que la communication pleine, sereine, efficace et enthousiaste qui laisse loin derrière « la peur de parler en public.»
Lorsque nous nous posons dans l'espace de la communication, d'une manière pragmatique et non théorique, nous ouvrons la porte du « mieux être ». En effet, tous les professionnels du « mieux dire » entendent cette réalité du « mieux être » qui devient indispensable.
Le recul : Pour savoir parler, il faut savoir se taire, en comprenant le sens riche du silence. Pour exercer des silences dans sa communication, il faut rencontrer le grand silence du recul, de la distance, de la concentration. Dans ce silence on s'observe, on prend conscience de sa respiration. Si la respiration n'est pas bonne, si le rythme n'est pas souple, le verbe ne peut être que son reflet. On parle vite et saccadé comme l'on respire. Les exercices sur le calme mental permettent au communicant enthousiaste de faire passer son discours dans un équilibre parfait. Le mariage du calme et du dynamisme produit un effet étonnant sur les interlocuteurs.
Le corps et son comportement : Le « mieux être » doit intégrer le comportement du corps comme l'accompagnement de l'esprit calme. L'observation du corps par tous les publics correspond à 57 % de son attention. Dynamiser ses gestes par des mouvements harmonieux et larges, ouvre le potentiel de l'énergie et de la vitalité du corps. En retrouvant des gestes, des mouvements, des déplacements ouverts le communicant se sent mieux. Par identification, ceux et celles qui les écoutent ressentent cette harmonie, cette facilité à se mouvoir.
La voix, l'énergie vitale : Les personnes prises de panique ne peuvent laisser échapper un son. D'autres vont hurler. Mais, quelles que soient les réactions, le son sera la manifestation de notre propre énergie. S'entraîner à diffuser le son, à ressentir ces vibrations dans tout son corps, à jouer avec les modulations permets à notre énergie de circuler. Si la voix est libre, les mots l'habilleront d'une façon élégante ou puissante. Ils influenceront alors un auditoire séduit.
Parole, corps et esprit : L'esprit clair et calme se libère du stress, et libère à leur tour les gestes et les mots. Par cette harmonie de l'ensemble, la présence et le charisme se manifestent.
Le constat se vérifie. Le travail sur la communication s'inscrit dans un registre de bonne santé des communicants, de tout responsable qui doit se faire entendre et voir. L'acte de communiquer n'est plus anodin. L'énergie étant communicative, ceux et celles qui observeront un programme de « mieux être » pour « mieux dire » séduiront et entraîneront leurs semblables, leurs collaborateurs et tous les êtres qui n'aspirent qu'à suivre des leaders authentiques, efficaces et sereins.
Bernard ORTEGA
Coach du top management des grands groupescomme Alstom, GrandVision, Otis, Saint Gobain, Suez, Bernard Ortega a créée la méthode M.B.O.
Mis en ligne le 13 juillet 2011.
www.sourcea.fr
Parler en public est une épreuve car notre intimité est dévoilée. C'est un acte impudique, et les acteurs, dont c'est le métier, ont un caractère impudique, voir exhibitionniste. Mais, si l'acteur ne recouvrait pas sa voix, de mots d'auteur, il serait souvent maladroit. La voix témoigne ou trahit nos émotions les plus secrètes. Celle de la peur qui l'étouffe, de la colère qui la transcende, de l'amour qui l'adoucit. Même en évoquant des sujets froids et professionnels, c'est toujours notre voix, notre énergie vitale qui doit s'exprimer devant les autres.
Pour couronner le tout, notre corps en public, se sent observé, épié. L'effet miroir de ces regards nous renvoie un corps lourd, maladroit et emprunté qui augmente notre gêne et trahit notre comportement. Les mains cherchent les poches, avec fébrilité (les hommes surtout) et le visage fixe ostensiblement le sol, comme l'autruche qui s'imagine, ainsi, qu'elle n'est point vue.
Il n'y a que lors des moments festifs, l'alcool aidant, que l'on se lance dans la mêlée. Qui plus est, les habitudes quotidiennes ne permettent pas à nos voix de s'évader (les bureaux sont feutrés et le parler fort est vulgaire). Quant à notre corps, il s'entend bien à passer de l'ascenseur au parking, de la voiture au métro ; à s'asseoir dans le fauteuil de son bureau, puis tapoter pendant des heures sur les touches de son ordinateur. Mais, point, ici, de quoi transformer nos gestes en mouvements libres, ouverts et harmonieux.
Lorsque nous préparons un discours, c'est une information et non une communication qui verra le jour. La notion du corps, du mouvement est absente. Nous voulons dire mais ne voulons pas faire, et pourtant c'est bien un corps, une voix, des inflexions, un regard que nous allons découvrir en public. Lors de la présentation d'un projet, de l'organisation de réunion, d'une négociation serrée, d'une rencontre conflictuelle, nous sommes constamment dans l'exercice de la parole et de la communication face à un public. Le contrôle de nos émotions et de notre comportement sera la clef d'une réussite qui entraînera l'adhésion, ou suscitera des réticences.
Par l'entraînement aux techniques de respiration, de concentration, et de techniques empruntées au travail de l'acteur notre facilité à « être » ouvrira la porte de notre facilité à « transmettre ». Cette transmission n'est rien d'autre que la communication pleine, sereine, efficace et enthousiaste qui laisse loin derrière « la peur de parler en public.»
Lorsque nous nous posons dans l'espace de la communication, d'une manière pragmatique et non théorique, nous ouvrons la porte du « mieux être ». En effet, tous les professionnels du « mieux dire » entendent cette réalité du « mieux être » qui devient indispensable.
Le recul : Pour savoir parler, il faut savoir se taire, en comprenant le sens riche du silence. Pour exercer des silences dans sa communication, il faut rencontrer le grand silence du recul, de la distance, de la concentration. Dans ce silence on s'observe, on prend conscience de sa respiration. Si la respiration n'est pas bonne, si le rythme n'est pas souple, le verbe ne peut être que son reflet. On parle vite et saccadé comme l'on respire. Les exercices sur le calme mental permettent au communicant enthousiaste de faire passer son discours dans un équilibre parfait. Le mariage du calme et du dynamisme produit un effet étonnant sur les interlocuteurs.
Le corps et son comportement : Le « mieux être » doit intégrer le comportement du corps comme l'accompagnement de l'esprit calme. L'observation du corps par tous les publics correspond à 57 % de son attention. Dynamiser ses gestes par des mouvements harmonieux et larges, ouvre le potentiel de l'énergie et de la vitalité du corps. En retrouvant des gestes, des mouvements, des déplacements ouverts le communicant se sent mieux. Par identification, ceux et celles qui les écoutent ressentent cette harmonie, cette facilité à se mouvoir.
La voix, l'énergie vitale : Les personnes prises de panique ne peuvent laisser échapper un son. D'autres vont hurler. Mais, quelles que soient les réactions, le son sera la manifestation de notre propre énergie. S'entraîner à diffuser le son, à ressentir ces vibrations dans tout son corps, à jouer avec les modulations permets à notre énergie de circuler. Si la voix est libre, les mots l'habilleront d'une façon élégante ou puissante. Ils influenceront alors un auditoire séduit.
Parole, corps et esprit : L'esprit clair et calme se libère du stress, et libère à leur tour les gestes et les mots. Par cette harmonie de l'ensemble, la présence et le charisme se manifestent.
Le constat se vérifie. Le travail sur la communication s'inscrit dans un registre de bonne santé des communicants, de tout responsable qui doit se faire entendre et voir. L'acte de communiquer n'est plus anodin. L'énergie étant communicative, ceux et celles qui observeront un programme de « mieux être » pour « mieux dire » séduiront et entraîneront leurs semblables, leurs collaborateurs et tous les êtres qui n'aspirent qu'à suivre des leaders authentiques, efficaces et sereins.
Bernard ORTEGA
Coach du top management des grands groupescomme Alstom, GrandVision, Otis, Saint Gobain, Suez, Bernard Ortega a créée la méthode M.B.O.
Mis en ligne le 13 juillet 2011.
www.sourcea.fr
