Percer la personnalité de ses collaborateurs pour pouvoir en tirer parti

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Du râleur au timide en passant par le brasseur d’air ou l’égocentrique, dans une entreprise, il y a presque autant de personnalités que de salariés. Sachez détecter les traits de caractère de vos collaborateurs et collègues pour mieux comprendre leur fonctionnement.

1. Le querelleur

Ses symptômes : il cherche à provoquer, épie la moindre faille chez les autres. II refuse par ailleurs en général la nouveauté.
Avec lui, il faut rester calme, utiliser ses connaissances mais tout en guidant ses débordements sur les points sans importance, et lui rappeler sans cesse les règles de fonctionnement du groupe.

2. Le collaborateur

Ses symptômes : il écoute attentivement les discussions, montre son intérêt, participe de façon positive.
Il faut le faire intervenir au bon moment pour canaliser les débats, le valoriser en le remerciant.

3. L’omniscient

Ses symptômes : il n’a aucune conscience de ses limites, il intervient et critique sans cesse. Pour bien le gérer, il faut accepter ses arguments constructifs, opposer les autres à l’avis des membres de l’équipe, annoncer ses interventions comme transférables dans les groupes de travail, lui proposer de travailler en sous-groupes et lui confier des tâches. Dans les réunions, il faut l’empêcher de monopoliser la parole.

4. Le bavard

Ses symptômes : il mobilise tout le temps la parole sans apport particulier, il renchérit sur les propos précédents...
Dans les réunions, il faut lui donner un rôle pour l’occuper et reconnaître ses apports, l’interrompre avec tact, limiter ses explications ou l’inciter à apporter d’autres arguments, utiliser le groupe pour lui faire prendre conscience des désagréments qu’il cause et lui faire prendre conscience du temps qu’il fait perdre à tous.

5. Le brasseur d’air

Ses symptômes : il profite des failles du système, de la loi, de la naïveté des autres. En apparence toujours débordé, il exploite en réalité ses collègues en se déchargeant sur eux de son travail. Malin, il prend facilement la parole en public. Ainsi, tout le monde le voit très actif, alors que le reste du temps il ne fait rien. Bon communicateur, il est souvent apprécié pour ses qualités humaines.

6. Le timide

Ses symptômes : il manque de confiance en lui, reste indécis et sur la réserve. II peut parfois réagir soudainement. Il ne faut pas le provoquer mais l’interpeller régulièrement, lui poser des questions simples et louer, si possible, ses interventions, l’aider et le renforcer positivement.

7. Le conservateur

Ses symptômes : il a l’assurance du vieux briscard qui évite tous les pièges les yeux fermés, il déteste prendre des risques et s’écarter des sentiers battus. De même qu’il redoute la concurrence des meilleurs éléments de son équipe.
Pour le faire sortir de ses convictions, n’hésitez pas à le rassurer mais tout en lui faisant valoir d’autres alternatives similaires.

8. Le perfectionniste

Ses symptômes : tout surveiller, tout contrôler à la virgule près. C’est un insatisfait permanent. Il aime être aimé pour son sens de l’organisation et sa forte volonté.
Avec lui, il faut toujours chercher des avis objectifs sur le travail. C’est dans le regard positif des autres que vous puiserez la force de lui résister.

9. Le taciturne ou boudeur

Ses symptômes : dans un travail de groupe, il suit avec attention les avancées, mais, introverti, n’y prend part que sur sollicitation.
Il faut savoir repérer ses signes de communication non verbale, et lui demander alors son avis, l’interpeller personnellement, lui demander ouvertement s’il y a un problème.

10. L’immuable

Ses symptômes : il a la peau dure et joue les désintéressés, malgré un intérêt souvent réel. Il s’agit donc de s’intéresser à ses réalisations, de lui demander ce qu’il pense pouvoir apporter.

11. Le sublime

Ses symptômes : il se place au-dessus de tout, fait valoir son rôle sans contribution notoire pour autant.
A vous de lui poser des questions concrètes, de l’amener à des réponses claires, être diplomate et utiliser le groupe pour le contrer.

12. Le rusé

Ses symptômes : il traque les impasses, pose des questions complexes, pousse aux réactions affectives.
Il faut soumettre ses avis au débat et le pousser à formuler plus précisément ses questions, ne pas donner son avis soi-même sous peine d’entrer dans un dialogue de sourds risquant de se prolonger.

13. Le contradicteur systématique

Ses symptômes : il intervient en prenant le contre-pied systématique des autres. Avec lui, il faut reconnaître l’objection en la reformulant, chercher l’objectif et en identifier la valeur, apporter de l’information ou demander l’information, proposer l’inverse de ce que l’on souhaite pour le voir défendre notre point de vue véritable.

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