Nouveau «dégraissage» à la CNSS
5 Mai 2006
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Un nouveau plan de départ volontaire à la Caisse nationale de sécurité sociale. La Caisse cherche encore une fois à tailler dans les effectifs. Cette nouvelle opération, si elle est concrétisée, serait la deuxième en moins de cinq ans. Autant dire que les objectifs fixés, à savoir le rajeunissement des effectifs et la rupture avec les erreurs des années 80 durant lesquelles l’établissement procédait à des recrutements en masse, ne sont pas encore atteints. Aujourd’hui, la moyenne d’âge des salariés de la CNSS est de 48 ans. L’établissement cherche aussi à rajeunir les équipes et à recruter de nouveaux profils.
1. Le programme vise 500 personnes de plus de 55 ans
Cette nouvelle opération vise surtout les personnes âgées de 55 ans et plus. Les syndicats l’ont validée puisque la mesure a été adoptée par le conseil d’administration où les centrales syndicales sont représentées. Le nombre de partants n’est pas encore fixé, mais la direction a recensé une population de 500 agents âgés de 55 ans et plus. Ce sera donc l’occasion pour la CNSS d’appliquer la nouvelle loi sur les départs en retraite anticipée.
Deux formules seront présentées aux salariés. Dans les deux cas, le tronc commun est le paiement de la prime CNSS. Celle-ci constitue une compensation du manque à gagner par la sécurité sociale pour les départs anticipés. Ce qui permettra au salarié d’avoir droit à sa pension avant l’âge de 60 ans, âge légal de la retraite. Cette pension sera équivalente à celle qu’il aurait perçue s’il avait bouclé ses 60 ans. Cette mesure coûtera près de 40 millions de dirhams. Ceux qui souscrivent au plan de départ auront entre deux options: le rachat des points CIMR ou le versement d’une indemnité de départ. Celle-ci serait identique à celle accordée aux fonctionnaires dans le cadre du programme de départ volontaire: 1,5 mois par année travaillée avec un maximum de 36 mois, sans dépasser 50% des salaires restant jusqu’à la retraite légale. Ces deux dispositions (rachat de la retraite facultative ou versement d’une prime) nécessiteront 80 millions de dirhams. D’ailleurs, la Caisse a provisionné 120 millions de dirhams pour financer cette opération.
2. Il reste à décrocher le visa du ministère des Finances
Le dispositif est prêt et il ne reste plus que l’aval du ministère des Finances. Une première réunion entre la CNSS et ce département ministériel s’est déjà tenue. Selon nos informations, la CNSS aurait transmis le dossier aux Finances pour validation courant avril. Mais la direction des Entreprises publiques et de la Privatisation affirme qu’elle n’a encore rien reçu. Celle-ci n’est pas opposée au principe de «dégraissage», mais à condition que cette opération soit avantageuse pour l’entreprise. «Jusque-là, tous les programmes mis en place ont été bénéfiques et aucun échec n’a été enregistré», soutient un responsable au ministère des Finances.
En taillant dans les effectifs, la CNSS pourrait baisser sa masse salariale de 15% car elle est plombée par une masse salariale annuelle de 900 millions de dirhams. L’effectif actuel (régime général et polyclinique) étant de 5.400 personnes.
L’Economiste du 02/05/2006
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