Je trouve ma charge de travail trop lourde
Je trouve ma charge de travail trop lourde, sans oser en faire part à mon n+1, par peur d’être taxée de pas performante. Je me retrouve souvent à boucler mes dossiers à la maison et, du coup, je suis fatiguée le lendemain et manque de productivité. Comment sortir de cette impasse ?
Il est certain qu’il s’agit là d’un cercle vicieux qui finira au long terme par vous user et vous démobiliser. D’autre part, il est quasi certain que, plus vous accepterez de tâches et, plus votre patron ou votre n+1 estimera à tort que vous êtes en mesure d’en venir à bout, sans avoir la moindre idée des sacrifices que cela vous coûte. Alors, avant d’en arriver à complètement craquer et fondre en larmes dans son bureau, il est préférable de laisser de côté le registre émotionnel et de s’attaquer au problème posément. Tout d’abord, notez sur une feuille, le temps que nécessite chaque tâche, de façon à prouver, chiffres à l’appui, que l’ensemble déborde largement le cadre des 40 heures de travail dévolus. Ensuite, allez voir votre supérieur hiérarchique, à un moment où il est disponible et à l’écoute et, expliquez- lui calmement que votre boulot vous plaît mais qu’objectivement, votre charge de travail est trop lourde. En insistant sur le fait que vous avez le sentiment négatif de ne jamais y arriver. Vous lui présentez ensuite la fameuse petite liste et lui proposez de réfléchir ensemble à une solution (nouvelle organisation, délégation de certaines tâches, traitement des tâches prioritaires, établissement d’une « to do list » à ne modifier qu’en cas d’urgence absolue, embauche d’un collaborateur pour une meilleure répartition du travail etc…). S’il réclame un délai de réflexion, insistez sur le fait que vous attendez sa réponse, tout en le remerciant de prendre votre demande au sérieux. Après une nouvelle relance deux semaines plus tard, si rien ne se profile à l’horizon, laissez tomber les taches secondaires qui décuplent votre stress et ciblez les plus importantes ; le chef, devant votre détermination, finira par (ré)agir… !
Houria Abdelghani
Publié en janvier 2011
Mis en ligne le 11 février 2011
