IDE dans l’immobilier: Une montée record
19 Mars 2007
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Par Driss EFFINA, chercheur en économie d’habitat
Le secteur de l’immobilier marocain intéresse de plus en plus les investisseurs étrangers. D’après les dernières statistiques disponibles, ce secteur a drainé jusqu’à septembre 2006 près de 2,87 milliards de DH contre 2,422 pour 2005, enregistrant ainsi un accroissement de 18,5%, et il est prévu que ce chiffre atteint, au termes de 2006, le montant de 3,588 milliards de DH. Un chiffre qui représente un investissement record dans l’histoire du secteur de l’immobilier marocain. L’accroissement de 2006 va atteindre 48,13% et représentera le plus fort accroissement après celui enregistré en 2002.
L’immobilier reste le seul secteur qui enregistre pour la quatrième année consécutive une tendance croissante. D’autre part, ce secteur se positionne actuellement au 3e rang en termes d’IDE «investissements directs étrangers» après les secteurs de télécommunication et industriel. Plusieurs facteurs sont à l’origine de cette montée des IDE dans l’immobilier marocain.
Le premier est lié à la dynamique internationale enregistrée au niveau de ce secteur rentable, particulièrement au niveau des pays émergents. Aux USA et en Angleterre ce secteur a enregistré une petite relance après le déclin constaté au cours de l’année précédente, alors qu’au niveau des pays de sud-est asiatique, de l’Amérique latine et en Turquie l’immobilier et en pleine expansion. Le Maroc n’échappe pas à cette dynamique, le secteur de l’immobilier affiche une rentabilité à deux chiffres provoquée par une vague d’investissement sans précédent dans la construction du neuf.
Le deuxième facteur est lié aux avantages accordés aux investissements étrangers en général et dans le secteur de l’immobilier, des avantages qui ont rendu le territoire marocain plus attractif et plus compétitif dans ce domaine.
Autre donnée, le réchauffement de l’économie nationale qui a enregistré ces dernières années des taux de croissance importants. Au niveau du secteur de l’immobilier, le taux est plus fort atteignant 9% en 2006. Cette croissance reflète ainsi le nombre de chantiers en cours à travers tout le territoire national.
S’ajoutent les nouvelles orientations adoptées au niveau du secteur de l’immobilier qui visent l’encouragement de la concentration des capitaux dans le secteur et l’encouragement des alliances avec le privé international. Ce dernier commence de plus en plus à s’intéresser au secteur immobilier marocain et particulièrement aux grands programmes de construction des villes nouvelles.
Concernant la composition de ces investissements étrangers, ceux liés à l’immobilier résidentiel représentent une part importante dans ce paquet d’IDE. Ces acquisitions concernent les grandes villes ou les villes ouvertes sur l’international, particulièrement Marrakech, Casablanca, Tanger, Essaouira et Rabat. Pour le profil des acquéreurs, il s’agit en premier lieu des retraités, suivis des cadres supérieurs attirés par les opportunités d’emplois offertes par les multinationales et les petits investissements étrangers. Plusieurs effets commencent à apparaître suite à la montée des IDE dans le secteur de l’immobilier. Côté production, une partie de l’offre en logement neuf commence à s’adapter aux spécificités de cette demande internationale en termes de qualité et de respect des normes internationales. Cette demande externe, même si elle reste insignifiante, a participé à la montée des prix de l’immobilier au niveau des grandes villes marocaines.
Autour de ces investissements, commencent à fleurir des activités annexes liées aux agences immobilières installées dans le cadre soit de franchise ou carrément dans le cadre des nouvelles créations. Ces agences offrent à leurs clients, en général, en plus des services traditionnels en matière de conseil, de nouveaux services aux normes internationales et aussi des services supplémentaires liés à l’intermédiation directe avec les bailleurs de fonds. De tels services sont offerts en principe par des agences spécialisées dans des pays comme l’Angleterre et l’Italie. Le constat final est lié à la multitude des sites web qui ont vu le jour ces deux dernières années et qui offrent une panoplie d’informations pertinentes sur les opportunités immobilières dans le royaume.
La deuxième composante des IDE est liée aux investissements productifs soit de portefeuille ou réalisés dans le cadre des prises des parts dans les capitaux locaux ou par la création de joint-ventures, cette composante est moins importante que la première, mais elle a commencé ces deux dernières années à prendre de l’ampleur.
Cette évolution des IDE a commencé à susciter la crainte chez les grands promoteurs privés qui voient leurs parts se réduire dans le marché local. Pour les petites entreprises émergentes, elles sont d’avis contraire, et trouvent dans les investisseurs étrangers de nouveaux alliés qu’ils leur ouvrent de nouvelles opportunités sur le marché local. Et ce, par la création des alliances et des joint-ventures et par la cession des parts dans les capitaux locaux.
Certainement, le secteur de l’immobilier va profiter de cette nouvelle dynamique créée par les IDE sur plusieurs plans. Primo, en matière de transfert de savoir-faire et de gestion des projets et, secundo, en matière de réduction des coûts et d’amélioration de la qualité par l’introduction des nouveaux standards internationaux en la matière.
Publié le 28/02/2007
leconomiste.com
Le secteur de l’immobilier marocain intéresse de plus en plus les investisseurs étrangers. D’après les dernières statistiques disponibles, ce secteur a drainé jusqu’à septembre 2006 près de 2,87 milliards de DH contre 2,422 pour 2005, enregistrant ainsi un accroissement de 18,5%, et il est prévu que ce chiffre atteint, au termes de 2006, le montant de 3,588 milliards de DH. Un chiffre qui représente un investissement record dans l’histoire du secteur de l’immobilier marocain. L’accroissement de 2006 va atteindre 48,13% et représentera le plus fort accroissement après celui enregistré en 2002.
L’immobilier reste le seul secteur qui enregistre pour la quatrième année consécutive une tendance croissante. D’autre part, ce secteur se positionne actuellement au 3e rang en termes d’IDE «investissements directs étrangers» après les secteurs de télécommunication et industriel. Plusieurs facteurs sont à l’origine de cette montée des IDE dans l’immobilier marocain.
Le premier est lié à la dynamique internationale enregistrée au niveau de ce secteur rentable, particulièrement au niveau des pays émergents. Aux USA et en Angleterre ce secteur a enregistré une petite relance après le déclin constaté au cours de l’année précédente, alors qu’au niveau des pays de sud-est asiatique, de l’Amérique latine et en Turquie l’immobilier et en pleine expansion. Le Maroc n’échappe pas à cette dynamique, le secteur de l’immobilier affiche une rentabilité à deux chiffres provoquée par une vague d’investissement sans précédent dans la construction du neuf.
Le deuxième facteur est lié aux avantages accordés aux investissements étrangers en général et dans le secteur de l’immobilier, des avantages qui ont rendu le territoire marocain plus attractif et plus compétitif dans ce domaine.
Autre donnée, le réchauffement de l’économie nationale qui a enregistré ces dernières années des taux de croissance importants. Au niveau du secteur de l’immobilier, le taux est plus fort atteignant 9% en 2006. Cette croissance reflète ainsi le nombre de chantiers en cours à travers tout le territoire national.
S’ajoutent les nouvelles orientations adoptées au niveau du secteur de l’immobilier qui visent l’encouragement de la concentration des capitaux dans le secteur et l’encouragement des alliances avec le privé international. Ce dernier commence de plus en plus à s’intéresser au secteur immobilier marocain et particulièrement aux grands programmes de construction des villes nouvelles.
Concernant la composition de ces investissements étrangers, ceux liés à l’immobilier résidentiel représentent une part importante dans ce paquet d’IDE. Ces acquisitions concernent les grandes villes ou les villes ouvertes sur l’international, particulièrement Marrakech, Casablanca, Tanger, Essaouira et Rabat. Pour le profil des acquéreurs, il s’agit en premier lieu des retraités, suivis des cadres supérieurs attirés par les opportunités d’emplois offertes par les multinationales et les petits investissements étrangers. Plusieurs effets commencent à apparaître suite à la montée des IDE dans le secteur de l’immobilier. Côté production, une partie de l’offre en logement neuf commence à s’adapter aux spécificités de cette demande internationale en termes de qualité et de respect des normes internationales. Cette demande externe, même si elle reste insignifiante, a participé à la montée des prix de l’immobilier au niveau des grandes villes marocaines.
Autour de ces investissements, commencent à fleurir des activités annexes liées aux agences immobilières installées dans le cadre soit de franchise ou carrément dans le cadre des nouvelles créations. Ces agences offrent à leurs clients, en général, en plus des services traditionnels en matière de conseil, de nouveaux services aux normes internationales et aussi des services supplémentaires liés à l’intermédiation directe avec les bailleurs de fonds. De tels services sont offerts en principe par des agences spécialisées dans des pays comme l’Angleterre et l’Italie. Le constat final est lié à la multitude des sites web qui ont vu le jour ces deux dernières années et qui offrent une panoplie d’informations pertinentes sur les opportunités immobilières dans le royaume.
La deuxième composante des IDE est liée aux investissements productifs soit de portefeuille ou réalisés dans le cadre des prises des parts dans les capitaux locaux ou par la création de joint-ventures, cette composante est moins importante que la première, mais elle a commencé ces deux dernières années à prendre de l’ampleur.
Cette évolution des IDE a commencé à susciter la crainte chez les grands promoteurs privés qui voient leurs parts se réduire dans le marché local. Pour les petites entreprises émergentes, elles sont d’avis contraire, et trouvent dans les investisseurs étrangers de nouveaux alliés qu’ils leur ouvrent de nouvelles opportunités sur le marché local. Et ce, par la création des alliances et des joint-ventures et par la cession des parts dans les capitaux locaux.
Certainement, le secteur de l’immobilier va profiter de cette nouvelle dynamique créée par les IDE sur plusieurs plans. Primo, en matière de transfert de savoir-faire et de gestion des projets et, secundo, en matière de réduction des coûts et d’amélioration de la qualité par l’introduction des nouveaux standards internationaux en la matière.
Publié le 28/02/2007
leconomiste.com
