Comment travailler avec un ami de son manager
15 Septembre 2008
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Pour Michel Foutrier, dirigeant de MF & Partners, ce n'est pas une mauvaise chose en soi de faire travailler des gens que l'on connaît : « Un consultant travaille d'autant mieux qu'il est en symbiose avec son donneur d'ordre. Une connivence et une complicité entre eux peuvent faciliter sa tâche. »
Mais cela peut poser des problèmes d'éthique : « Il peut y avoir des dérapages de fond lorsque le consultant retire un intérêt personnel de son amitié avec le patron. Cela peut aussi déraper gentiment lorsque le directeur général impose son copain aux autres. »
Le patron a intérêt à laisser le choix à ses collaborateurs : « Il peut présenter son ami à son équipe, les mettre en contact en laissant ses collaborateurs libres de juger. Dans un premier temps, ils vont rester ouverts et lui faire faire un essai. Et, au final, ce sont eux qui reconnaîtront ou pas la compétence du consultant et l'accepteront. » La discrétion est de mise : « Il n'a pas intérêt à cacher cette connivence, ni à battre le tambour. En parler une fois suffit. L'amitié dans les affaires fait partie de ces choses à manipuler avec précaution. »
Conclusion
« Un patron qui tenterait d'imposer ses amis consultants aurait une vision un peu surannée de la vie en entreprise, reprend Michel Foutrier. Les règles se sont, en effet, démocratisées. Et s'il décide de faire travailler l'un de ses amis - ce qui peut être favorable à la réussite d'un projet - il a intérêt à obtenir l'adhésion de ses collaborateurs. Ce sont eux qui feront ensuite la promotion de l'action du consultant s'ils sont convaincus de ses compétences. Ils l'admettront sur ce critère et non par déférence à l'égard de leur directeur général. De son côté, le consultant doit se vendre auprès des collaborateurs. »
Mis en ligne le 15 septembre 2008
usinenouvelle.com
Mais cela peut poser des problèmes d'éthique : « Il peut y avoir des dérapages de fond lorsque le consultant retire un intérêt personnel de son amitié avec le patron. Cela peut aussi déraper gentiment lorsque le directeur général impose son copain aux autres. »
Le patron a intérêt à laisser le choix à ses collaborateurs : « Il peut présenter son ami à son équipe, les mettre en contact en laissant ses collaborateurs libres de juger. Dans un premier temps, ils vont rester ouverts et lui faire faire un essai. Et, au final, ce sont eux qui reconnaîtront ou pas la compétence du consultant et l'accepteront. » La discrétion est de mise : « Il n'a pas intérêt à cacher cette connivence, ni à battre le tambour. En parler une fois suffit. L'amitié dans les affaires fait partie de ces choses à manipuler avec précaution. »
Conclusion
« Un patron qui tenterait d'imposer ses amis consultants aurait une vision un peu surannée de la vie en entreprise, reprend Michel Foutrier. Les règles se sont, en effet, démocratisées. Et s'il décide de faire travailler l'un de ses amis - ce qui peut être favorable à la réussite d'un projet - il a intérêt à obtenir l'adhésion de ses collaborateurs. Ce sont eux qui feront ensuite la promotion de l'action du consultant s'ils sont convaincus de ses compétences. Ils l'admettront sur ce critère et non par déférence à l'égard de leur directeur général. De son côté, le consultant doit se vendre auprès des collaborateurs. »
Mis en ligne le 15 septembre 2008
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